Affichage des articles dont le libellé est beauté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est beauté. Afficher tous les articles

vendredi 12 juillet 2013

Souvenir

Ce soir, elle se souvint de lui et devant l'immobilisme de la situation, elle sourit tristement à l'idée que le papier de toute cette histoire s'effritera bien vite, de lui-même, et ne deviendra plus que laideur et médiocrité. Envolés les sommets ! Effacées les montagnes ! Jamais existés les rêves fous et même les échecs joyeux ! Plus d'illusions !
Contre cela, elle avait lutté de toutes ses forces. Elle s'était cassé les ongles et les mains, puis le coeur mais on ne peut rien contre la pierre, pensa-t-elle, la peur devenue pierre.
Elle aurait bien voulu que de l'autre côté, il y eut combat - même contre elle. Mais même cela n'avait pas existé: que la fuite et ce gigantesque brouillard qui maintenait le monde dans ses diaboliques origines - origines, pourtant, par les mots, honnies.

L'artiste, n'était-il pas celui qui ne pouvait s'empêcher de traquer - sublimer ? - la beauté en toutes choses ? S'était-elle trompée sur lui ?

Cette laideur, qu'elle n'avait pas du tout souhaitée, arrivait à grands pas et il fallait qu'il agisse vite, à présent, s'il ne voulait pas qu'elle colore tout le passé commun.



mercredi 20 février 2013

Libre


Partir de cette histoire qu'elle écrivait, partir loin des personnages couchés sur le papier de ses rêves, reprendre ailleurs l'histoire - sentiment d'immense liberté. Sourire léger, juste ce qu'il faut de nostalgique, arrière goût de tendresse. La chaleur de tout ce passé se transmuait en force, non pas en énergie, qu'elle situait quelque part dans ses membres, mais en force, c'est-à-dire: foi.
Elle sut qu'elle se trouvait sur un nouveau chemin, remplie comme elle n'avait jamais été...
Comment avait-elle dit ? "Aussi large que le monde", coïncidant avec elle-même.
Alors elle se souvint de cette parole qui l'avait transpercée: "Tu es une belle personne: tu es toujours à la même place".

dimanche 13 janvier 2013

Question



- Pourquoi faut-il que moi seule voie le ciel ?
                        - .........

mardi 1 janvier 2013

Cordélia


Folie la tentation, toujours et encore...

Dialogue entre Cordélia et le Monde

- Où es-tu, toi dont je ne vois plus que le dos ?
- Là où mes pieds m'emmènent et nulle part ailleurs.
Lâche-moi.
- Je t'ai vu de face, un jour.
- Ceci est mon vrai visage, sache-le.
- Retourne-toi et regarde-moi.
- Illusion ! Tu as rêvé je te dis. C'est toi le mensonge.
Toi qui, dans ta folie et ton orgueil, t'obstine à tordre le cou 
à chaque parcelle du monde afin de lui faire avouer sa beauté.
Va-t-en maudite sirène. Je suis né boiteux et
te jette mon diamant - ton or ? à la figure.
- Retourne-toi et regarde-moi. Tu es beau
- Reprends ton bien,
ton rêve fumeux et ensorcellant
et fais-toi en une corde.
Tord-toi le cou avec
et que je n'entende plus 
ta poésie
- Je chanterai et lèverai une armée contre toi
et bataillerai jusqu'à ce que tu cèdes.
- Des guerriers, ta misérable troupe ?
- Des soldats vaillants 
et même si je devais rester seule
je ne cesserai de te faire face. 



mercredi 5 septembre 2012

Orgueil et servilité


D'où tires-tu un tel orgueil ? 
de ton père qui jamais ne s'est excusé ?
de ta peur ?

Que de choses belles et profondes rates-tu 
souriantes comme la mer quand elle vient heurter notre visage

Que ne connais-tu la vraie humilité
celle qui nous fait recevoir avec le désir vrai de grandir 
et de goûter l'amitié de celui qu'on a violenté.

Si tu savais combien celle-ci peut être d'une telle chaleur 
toi si souvent à la recherche de douceur
"douillet" disais tu...

Que ne connais-tu la vraie humilité
et non point la servilité, 
oh celle-là comme j'ai pu la détester ! celle qui me hissait à un rang 
où je n'étais pas, où je ne voulais pas être
nous rêvant égaux et camarades.

Mais... j'étais "trop grande", disais-tu au moment de ton départ,
pour être, disais-tu,  ton "amie".

Oh pressentiment des jours sombres qui allaient suivre

Tu avais inventé de toutes pièces une idole et 
un beau jour, tu l'as brisée pour aller, sans doute, en construire
une autre ailleurs.

D'où tires-tu ton orgueil et comment le briser
sans te faire chuter dans la servilité ?




vendredi 13 juillet 2012

Beauté et mensonge


"Je me suis regardé et j’ai vu la vérité: je croyais faire de la beauté alors que je ne faisais que du moche."

LE MENSONGE EST LA CONDITION DU VRAI

Le doux mensonge: "y croire"...



RÊVE 
REPARTIR DU RÊVE ET DE LA BEAUTÉ
TROUVER UNE ISSUE - UN APRÈS
IL Y A DES TUEURS DE LA BEAUTÉ DES PAYSAGES
DES EXTERMINATEURS DE L'EXTÉRIEUR ET DES EXTERMINATEURS DE L'INTÉRIEUR
REMETTRE LE PAYSAGE A L ENDROIT
LUI ENLEVER SON CRACHAT RÉCENT
LUI RENDRE SON ÉCLAT PASSÉ ET FUTUR
REPARTIR DU RÊVE ET NON PAS DE CE MIROIR QUI NE CAPTE QUE L'IMAGE 
L'ART, LE RÊVE COMME SEULE RÉPONSE POSSIBLE, CE (LÉGER) MENSONGE QUI, SEUL, RENVOIE L'ÊTRE EN MOUVEMENT - LA PROMESSE DE LUI-MÊME: SON ÂME
RÉ-INVENTER UNE NOUVELLE HISTOIRE POSSIBLE LÀ OÙ QUELQU'UN A DÉCIDÉ D'Y METTRE UN POINT FINAL
-------------

Les images - comme des pierres.

La Femme de Loth, transformée en statue, devenue Pierre vivante, par son désir impérieux de tout VOIR.
Son coeur devait être déjà sec, de pierre, pour n'avoir pas cru, imaginé l'histoire qu'on lui racontait. Assurément, aucun amour chez elle de l'autre, aucun emportement, aucune croyance.
Il a fallu qu'elle scrute, vérifie, examine, écarquille les yeux afin de prendre chaque parcelle de vérité, de n'en oublier aucune: voir la réalité telle qu'elle est. 
Plus d'un en est mort, arrêté dans son mouvement, la réalité n'étant jamais une, mais mouvante, contenant une part d'invisible incommensurable - toutes les promesses de son devenir. 
Vouloir tout VOIR transforme la chose vue en chose morte, objet perdu, vidé de son sens, forcément laid, imparfait puisque figé comme le papillon à qui on a troué les ailes et qui ne peut plus voler.



Des pierres,
ces images de soi
images du monde
elles 
elles
elles
elles nous figent 
envahissent nos cerveaux caillots 
arme secrète qui arrête tout flux
le mouvement est arrêté
menotté
les vaisseaux de la pensée, bouchés
pas d'issue
pas de secours
plus de temps
les images du monde dans la mer
des milliers d'images qui nous tombent dessus et nous rentrent dedans
des murs d'images de soi et du monde
les images c'est le monde c'est bien connu
son exact reflet 
Nous avons les moyens de refléter la réalité dans sa plus exacte exactitude
nous avons les moyens que vous n'avez pas
nos experts nos secrétaires nos économistes nos professeurs nos inspecteurs nos ministres nos chefs d'état ont la supériorité sur vous
Nous seuls avons les moyens de refléter la réalité
Votre réalité
personne d'autre n'a le pouvoir de fabriquer des images aussi nettes
ces images sont la vérité
les outils de demain, de votre devenir
Ces pierres
Je
elles
elles
elles
La réalité c'est nous qui te la donnons
Vois
Je
Regarde-toi
elles
elles
elles ont déjà envahi mon cerveau
mais vous avez les artères bouchées ma parole
il va falloir faire quelque chose
je
je
je voudrais tant ne plus être bombardé de la sorte
elles
les images 
les pierres
elles ont dressé des murs partout
fuir immobile paupières ouvertes
je voudrais tant me remettre à courir, comme ça, juste pour le simple plaisir de sentir le vent
me remettre à marcher sans m'arracher de mes secrets
juste histoire de voir le paysage défiler
Je voudrais tant m'endormir pour retrouver le bercement originaire,  le délicieux goût de l'apesanteur
je voudrais tellement
je voudrais
tellement
je
....
....

Suis-je la plus belle ô miroir ?
DIS MOI QUE JE SUIS BELLE
Où disparait la beauté quand elle n'est plus ?
Elle retourne à son point d'origine: le point de la montagne qui touche le ciel
Le rêve est ce diamant intact vers lequel il nous faut toujours revenir pour ne pas crouler sous les pierres


VISER TROP HAUT NOUS TERRIFIE


lundi 12 mars 2012

Préambule

Ce qui est tragique, c'est que de tout notre long et vrai et sincère échange, j'en tire une telle joie et un tel supplément de profondeur, de beauté, de vérité, de force que la douleur de ne pas pouvoir le partager avec toi n'en est que plus vive.

Mais c'est la vie qui le veut et je ne peux que l'accepter. Un jour viendra peut-être où cela sera et j'espère que ce jour ne sera pas aussi lointain car nous n'avons pas le même âge.

Et même si je n'étais plus là, par delà l'espace-temps qui te séparera de tout cela, j'espère que tu en auras accès et que tout à coup, tout s'éclairera.


Et que tu comprendras enfin pourquoi je n'ai pas cessé de te remercier.

mercredi 2 février 2011

Confiance


"A certains, tu ne dois pas donner la main, mais la patte et je veux que cette patte ait aussi des griffes"
F. Nietzsche

Ou suivre le fleuve Virginia...

« Il faut être sceptique, certes, mais il faut aussi savoir jeter au vent la méfiance, et accepter sans restriction ce qui se présente quand la porte s’ouvre. (…) Et c’est ainsi qu’on laisse descendre son filet de plus en plus loin de la surface, pour le retirer ensuite avec précaution, et ramener à la lumière ce que ces hommes et ces femmes ont dit, et en faire un poème. » 
Virginia Woolf - Les Vagues

LA SEULE RÉPONSE QU'IL NOUS RESTE : NE PAS DÉSESPÉRER DE CRÉER DE LA BEAUTÉ

JE T'AI DONNÉ MON OR ET TU M'AS DONNÉ LE TIEN
JE T'AI CRIÉ: "SOLEIL !"
ET NOUS AVONS BRICOLÉ ENSEMBLE
DE BELLES IMAGES
A RENDRE JALOUX LES DIEUX
MAIS BIENTÔT TROP ÉTROITE, MA CABANE
IL TE FALLAIT LE MONDE
ET UN MATIN TU ES PARTI
ET JE T'AI CRIÉ: "SOLEIL !"
MAIS L'OR AVAIT COMMENCÉ À SE TERNIR.
TU ÉTAIS DÉJÀ AILLEURS
LE PRÉSENT DÉJÀ TU NE LE VOYAIS PLUS
OCCUPÉ À CHEVAUCHER TA MONTURE
REGARDANT LOIN DEVANT TOI, PIÉTINANT
CELLE QUI T'ÉTAIT DEVENU INVISIBLE.
DEVANT LE CHATEAU
TU T'ES RETOURNÉ CEPENDANT
ET CE DERNIER SOLEIL QUE TU ME DEMANDAIS
QUE MOI SEULE POUVAIT T'OFFRIR
JE TE L'AI DONNÉ
ET JE T'AI CRIÉ: "SOLEIL !"
TU EN AS PRIS TOUTE LA LUMIÈRE
AVANT DE ME LE REJETER
MASSE SOMBRE ET NOIRE
VIOLENCE DÉFINITIVE.
ET MOI QUI AVAIS ÉTÉ TOUT CE LONG TEMPS
"À LA MÊME PLACE BELLE" COMME TU AIMAIS LE DIRE
AUTREFOIS
MOI, POUR LA PREMIÈRE FOIS,
JE NE L'AI PLUS ÉTÉ.
GLISSÉ ET CHUTÉ
C'EN ÉTAIT FAIT
PLUS D'OR
PLUS D'OR DU TOUT DANS NOS MAINS
ET TOI
TU ES RENTRÉ DANS TA NUIT
CETTE LONGUE NUIT
OÙ TU ES
ENCORE
ET DU SOLEIL TU N'EN VEUX PLUS



mercredi 8 décembre 2010

Départs



POURQUOI

Pourquoi pars-tu 
et me laisses-tu 
inutile
devant toutes ces joies
que nous avons créées ensemble

Fallait-il que tu me prennes
pour la mer
pour être ainsi laissée
derrière
seule
Et quand ça te chante
me revenir 
tout enfant encore

Mais baisse ton regard et
vois

Tu m'as hissée à hauteur d'une montagne 
et je suis devenue 
aussi large que le monde

Si tu pars, fais-le en souriant
et invente une danse
qui me relève.

Et redis-moi
que tu ne t'es pas servi
et ne te serviras jamais
de moi.