Ton désordre venu de ta prison,
Tu me l'as fait boire jusqu'à la lie
Et le visitant, je m'y suis perdue
Je n'aurais jamais du te suivre
Mais je ne pouvais oublier ta lumière
Et ta soif inextinguible de pureté
Je ne crois pas avec les autres
Que tu n'es qu'à oublier
Même si tout ce que tu fais
Leur donne raison
Et même si c'est cela
Qui te fait me maudire
Je ne peux oublier ta lumière
Et ta soif inextinguible de pureté
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mercredi 14 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
Fuir
Dans cette forteresse
Personne pour t'apprendre à partir
Personne il n'y avait personne
Sauf ces crochets couvercles
Serrures sombres et mains glacées.
Personne.
Comment dire au revoir,
Comment dire au revoir,
Tu ne le sais pas
Mais à la place
Cours cours !
Cours cours !
Jette jette !
L'autre
Loin très loin,
L'autre
Loin très loin,
cet autre devenu l'Ennemi.
Bombes jetées
En arrière
En arrière
Sans regard pour qui saigne
Pour qui ne sait pas.
Pulvérisé, le bras tenduPour qui ne sait pas.
Fracassée, la main qui te retient
Pour un doux adieu.
Mots sauvagesRire plein les dents
Pas de pitié
Pour les paysages détruits
Plus d'amour pour ceux que tu quittes
Rien que ta tête ta tête
Ta tête folle confondant le visage
De ceux que tu aimes
Avec celui de tes assassins
De ceux que tu aimes
Avec celui de tes assassins
Plus de pitié
Plus de regard en arrière
Pour celui qui n'a jamais appris
Comment partir
Mais
Mais
Seulement fuir.
samedi 12 novembre 2011
Reproduction
Il y a une universalité de ce que tu as goûté comme "occupation" étant enfant.
Il y a une universalité de cette guerre que tu as déclenchée un jour à tes ennemis de la maison
Ces ennemis qui ont mis sens dessus dessous le monde des hommes et toutes les valeurs humaines - au point que tu ne saches plus faire la différence entre le pur et l'impur.
Il y a la trahison que tu connais par coeur et que tu m'as fait boire aussi.
"Ces ennemis de l'intérieur" qui ne te lâchent pas et s'amusent parfois à planter leurs maison-tranchée-prison devant les pas que tu fais et défigurent le paysage - la beauté - que tu traverses ou que tu crées avec d'autres.
...............
Il y a enfin la tyrannie et le gel de toute émotion.
samedi 5 mars 2011
Rêve
La guerre m'a été déclarée une nuit. Je ne m'y attendais pas.
Sortis des placards, les monstres - nuit noire des mondes souterrains - se sont réveillés et sur moi est tombée la sanction - lame tranchante.
La guerre a surgi une nuit et m'a séparée en deux exigeant le sacrifice ultime.
Agissant du plus profond de leurs cachots, à distance, les Pères, par leur seule force d'esprit, ont distillé leur venin, contaminant ceux qui vivent dehors, ceux qui les ont fui et leur contamination est arrivée jusqu'à moi, moi qui leur ai ouvert la porte.
Les Pères ont la force des bourreaux lorsque, riant avec légèreté, ils découpent à vif la personne qu'ils ont enfermés dans leurs chambre à coucher.
Tu es à moi, disent-ils puisque je t'ai créé.
"Mais ne puis-je, moi-même le prendre cet enfant et le re-créer à nouveau ?"
"Non il n'y a plus de possibilité c'est trop tard car il est déjà depuis longtemps notre chose, ne s'appartenant plus totalement lui-même"
Mais celui qui est là, prisonnier, se libère tout à coup et s'enfuit comme un bouc. Il veut aller le plus loin possible dans le plus grand espace.
Mais chaque contact dresse un mur devant lui.
Terrible est la guerre déclarée par les Pères. Qui peut s'en protéger ?
Ils inséminent le crime: ils l'inscrivent au plus profond de la chair et difficile de s'en purifier.
L'amour est innocent.
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